Le Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (GIABA) et le Centre de développement du Genre de la CEDEAO (CCDG) ont organisé à Lagos (Nigeria) un forum régional conjoint consacré aux femmes et à la criminalité transnationale organisée, sur le thème « Les risques de traite des êtres humains en Afrique de l'Ouest ».
Le forum a rassemblé des décideurs, des experts du renseignement financier, des représentants des forces de l'ordre, des organisations de la société civile et des partenaires au développement venus de toute la région.
Le Directeur général du GIABA, M. Edwin Harris Jr, a appelé à une action urgente, coordonnée et fondée sur le renseignement contre la traite des personnes, qu'il a décrite comme un crime motivé par le profit, qui compromet le développement, les droits humains et la stabilité régionale. Il a souligné que la faiblesse des systèmes financiers, les inégalités de genre et la porosité des frontières favorisent ce fléau, et que le démantèlement des flux financiers illicites est essentiel pour affaiblir les réseaux.
La Directrice générale de la Cellule de renseignement financier du Nigeria (NFIU), Mme Hafsat Abubakar Bakari, a pour sa part rappelé que les produits de la traite sont blanchis à travers les banques, les plateformes de paiement mobile, les circuits informels et les canaux numériques. Le forum a mis en avant la complémentarité entre le GIABA, qui renforce les dispositifs de lutte contre le blanchiment, et le CCDG, qui agit sur les vulnérabilités sociales et de genre exploitées par les trafiquants.
Source : The Guardian Nigeria, 27 décembre 2025.